Extrait ouvrage de Christian RIEB

09/05/2021 0 Par Julie Baverel

Christian Rieb vient de publier aux Editions Cabédita 2021 un ouvrage.               

” Lacs,rivières, ruisseaux du département du Doubs “.

Dans son livre il recense celui du Moulin Caillet.

MOULIN CAILLET (RUISSEAU DU – ; 4,5km) – (B1)
Il résulte de la confluence de deux courts ruisseaux nés au sud du village de
Vorges-les-Pins, l’un ayant sa source dans la combe des Lanternières, l’autre venant des Curtils et tous deux descendant vers le nord. Peu après cette confluence, le ruisseau nourrit un étang qui alimentait le moulin Caillet. Poursuivant son cheminement vers le nord, le ruisseau passe ensuite à l’ouest du village de Vorges les-Pins et va rejoindre, plus bas, la rive gauche du Doubs, à l’est du village de Thoraise.
Étymologie :
Les cartes de Cassini* et de l’état-major* ne lui donnaient pas de nom, mais
citaient toutes deux le Moulin Caillet. A. Laurens l’appelait ruisseau de Vorges, tandis qu’Adolphe Joanne lui donnait son nom actuel.
Le nom« Caillet » se rapporte au nom du propriétaire primitif du moulin. M.
Bernard Cretin, qui réside à Vorges-les-Pins et s’intéresse à l’histoire locale, nous a aimablement fourni des éléments attestant une présence constante de membres de la famille Caillet dans la commune de 1657 jusqu’à nos jours.
Au XIXe siècle, le ruisseau portait le nom du village qui était simplement
« Vorges » (déja sous cette forme en 1049), ce jusqu’en 1923 où on lui a ajouté la précision « les-Pins », sans doute pour différencier la commune jurassienne de son homographe dans le département de l’Aisne. Ce nom renvoie au terme dialectal vorge/vorze qui désigne le saule marsault, parfois l’osier ; c’est aussi le cas de la commune de Verjux (dép. de Saône-et-Loire, Vorge en 1233). Charles Beauquier (Faune et flore populaires de la Franche-Comté : Tome 2 : Flore, 1910) indique que « Vorge » désigne le saule des bois et que, plus spécialement, à Arbois, « on donne ce nom aux racines de saules au bord des rivières et sous lesquelles s’abritent le poisson, le gibier d’eau ».
Employé avec de nombreuses variantes (vaurze, vourze, veurze, vorz, vorjat, vourge, vordre, vouge…) depuis la Champagne jusque dans le Sud, en passant par le massif alpin, ce mot provient sans doute d’une langue préceltique : sans équivalence dans le celtique insulaire, il aurait été adopté par les Gaulois sous la forme présumée *vorrike.